Jour 8 (12.7)

 Ducey-Les Chéris --> Vire

(70.4 km - D+ 639m - D- 463m)

Grosse journée en perspective avec un beau cadeau à l'arrivée : les retrouvailles avec Pierre et Léa qui partent en train de Paris Montparnasse pour nous rejoindre!

On se lève à 5h compte tenu de la distance, de la chaleur et du dénivelé prévus. 

On décolle à 7h00 après un bon petit déjeuner à la salle commune du camping.

On fait une première pause au bout de 13kil pour profiter des toilettes publiques, boire un coup et manger un premier en-cas car ce n'est que de la côte. 

On poursuit... Que des montées, jusqu'à Mortain où on marque la pause pour admirer les cascades et manger un morceau.

On profite du site pour mouiller nos vêtements et on repart pour... encore des montées... Le paysage est certes à couper le souffle mais l'effort est vraiment intense.

On marque une halte pour se mouiller et remplir nos gourdes à Sourdeval.

A 5kil de l'arrivée, on appelle P pour qu'il vienne à notre secours compte tenu des dernières grosses montées annoncées. Notre sauveur arrive à mi-chemin, on échange de vélo... Quelle libération...

Jour 9 (13.7)

 Vire --> Liteau

(48 km - D+ 667m - D- 696m)

Aujourd'hui lundi 13 juillet c'est un jour un peu spécial c'est le lendemain du rendez-vous avec Léa et papa.

Lorsqu'on prépare l'itinéraire on s'aperçoit que l'étape va être un peu sportive. Le GPS, Geo vélo, nous donne deux possibilités. La première solution, l'itinéraire touristique, capitalise un total de 85 km avec 1 km de montées sur l'étape et un kilomètre de descentes. La seconde solution, c'est un itinéraire passant par de petites routes peu passantes pour un total de 48 km et environ 700 m de montées et 700 m de descentes.

C'est naturellement cette dernière option qu'on choisit. Mais on est tout de même inquiet car cela fait plus de dénivelé que la veille qui a été pour nous une étape extrêmement éprouvante.

Heureusement P est là. Ce qui veut dire qu'il va me délester d'environ 8 kg : la tente (6 kg), les deux gourdes de 75 ml et la popote. Même si je sais que je vais être plus légère j'appréhende tout de même l'étape. On se lève comme la veille à 5h du matin pour être sûr de parer à tout éventualité compte tenu du dénivelé très important et de la fatigue qui s'est accumulée. Je me rends compte que deux adultes c'est quand même beaucoup plus simple : on arrive à partir à 6h30 ce qui pour moi est impossible il me faut deux heures pour préparer tout le monde, démonter et charger les vélos.

La route comporte beaucoup de montées mais aussi beaucoup de descentes... Nous avons donc des points de vue magnifiques, sublimes on en profite pour prendre un paquet de photos.

On parvient à finir l'étape et on est très heureux de se rendre compte qu'on a pas tant souffert qu'on ne le pensait.

Sur la route on croise une multitude de fermes, principalement des élevages de vaches laitières. On croise même un camion de collecte de lait de vache qui fait le tour des fermes alentours.

On arrive donc beaucoup plus tôt que prévu au camping. Lorsqu'on arrive à la réception, il est aux alentours de 11h30.

Nous avions cherché un peu plus tôt à nous arrêter au bord d'un lac de pêche à la truite pour le pique-nique. Malheureusement, nous avions fait le détour pour rien puisque le site était fermé chaque lundi.

À la réception du camping, on nous indique qu'il va falloir payer une caution pour l'emplacement. J'explique que j'ai bien reçu un mail me demandant le paiement d'une caution de 200 €, et je fais savoir que je trouve cela un peu exorbitant puisqu'il ne s'agissait que d'un emplacement pour une nuit. La dame de la réception m'explique qu'il s'agit d'une erreur dans le mail et qu'une simple caution de 50 € me serait demandée. Je lui demande simplement pourquoi une caution aussi importante pour un morceau d'herbe pour y planter ma tente. Elle m'explique qu'un badge est remis pour rentrer en voiture dans le camping. Elle percute enfin que je porte un casque de vélo sur la tête et que donc qu'il ne sera pas utile pour moi de disposer du badge.

Nous nous rendons aux emplacements, tous sont en plein soleil. On choisit donc l'emplacement qui est bordé par quelques noisetiers qui font un peu d'ombre, de quoi nous mettre à l'abri pour le repas du midi.

On monte ensuite la tente, on lave la vaisselle, on met nos maillots de bain, on prépare le sac pour aller à la piscine, on y met également le nécessaire pour se doucher après notre session baignade et farniente.

 

Mais au moment de partir à la piscine, les enfants étaient plutôt fâchés et énervés depuis le début de l'après-midi, Siméo trébuche sur une sardine et se rattrape dans la tente. On entend un gros craquement et là on comprend qu'il y a eu de la casse. C'est un des arceaux de la tente qui a cédé lorsque Siméo a voulu se rattraper. C'est vraiment la catastrophe en plus de ce dommage la toile verte étanche est déchirée sur plusieurs centimètres et bien sûr il commence à pleuvoir.

On s'énerve contre Siméo parce que c'est vraiment une mauvaise nouvelle. On commence à rechercher dans tous les bagages le fil, l'aiguille, les mini-ciseaux pour pouvoir recoudre la partie déchirée de la tente extérieure. Ensuite il nous faut trouver de quoi réparer l'arceau. On essaie dans un premier temps avec de l'élastoplast et du scotch de réparation. Malheureusemen, ce n'est pas assez solide pour tenir. On s'atèle donc à recoudre la partie déchirée puisque la pluie commence à devenir de plus en plus importante. On arrive au bout de l'opération. On essaie une réparation de fortune pour l'arceau en utilisant les arceaux pas totalement dépliés et une sangle.

On contacte ensuite le Decathlon de Saint-Lô, on demande à parler à l'atelier et on donne toutes les références de l'arceau et de la tente. Malheureusement; ils n'ont aucune pièce de rechange en stock.

On regarde quelques tutoriels sur Internet; les solutions pour pallier à ce problème mais rien de bien efficace...

On se rend donc à l'accueil du camping et on demande si ils disposent d'une équipe avec des services techniques qui pourraient éventuellement nous dépanner. La personne se renseigne, les membres du service technique sont justement à l'arrière de l'accueil. Malheureusement; elle revient en nous disant que rien ne pourrait nous être proposé. On insiste... Et les personne du service technique viennent nous voir. On explique notre problème, on donne les dimensions : le diamètre et la longueur des arceaux et les solutions que l'on souhaiterait pouvoir éventuellement trouver à savoir retuber l'arceau cassé.

Les personnes du service technique nous proposent de nous rejoindre à notre emplacement et d'aller voir ce qu'ils ont à l'atelier. Nous démontons les arceaux, l'arceau endommagé va être placé à l'extrémité et une des personnes de l'équipe technique va disquer le bout endommagé de l'extrémité puis retuber avec le petit tube de 16 mm en polypropylène qu'il avait à disposition.

La réparation est donc plutôt pérenne et ça c'est une bonne nouvelle. C'est à 16h30 que nous savons que notre problème est résolu et que nous décidons de nous rendre à la piscine tous les cinq. C'est un super bon moment il y a deux bassins ludiques, des jets d'eau et un super toboggan on est vraiment soulagé.

Jour 10 (14.7)

 Liteau --> Carentan-les-Marais

(42,6 km - D+ 290m - D- 404m)

Avec Pierre nous mettons le réveil à 6h. Nous commençons à plier nos duvets nos matelas, nos coussins, nous faisons un petit café et déjeunons.

Nous laissons les enfants faire une petite grasse matinée, nous les réveillons à 7 heures. Pendant qu'ils déjeunent, nous nous chargeons de plier les duvets, le grand matelas et les trois oreillers. On enchaîne avec le pliage de la tente.

Nous réfléchissons minutieusement à l'organisation de nos sacoches ce matin parce que nous n'allons rouler que 6 km ensemble. Pierre doit prendre un train à la gare de Lison jusqu'à la gare de Granville ou il effectue un changement pour reprendre un TER jusqu'à Paris Montparnasse.

De notre côté nous devons-nous rendre à Carentan les marais où nous avons réservé une nuit sur un emplacement cycliste au camping flower.

Nous faisons donc notre dernière visite dans la ville de Cerisy-la-Forêt où il y a une abbaye du 11e ou 12e siècle. On en profite pour faire quelques photos, on fait des gros câlins à papa et très vite, après un petit kilomètre de vélo, nos chemins se séparent.

Après qu'on se soit séparé, Pierre a roulé jusqu'à la gare de Lison. Arrivé en gare, il s'est aperçu que le prochain train partait pour Granville 8 minutes plus tard. Il a chargé son vélo avec ses sacoches à l'intérieur de l'ascenseur pour aller ... au mauvais quai... Il a tout de même réussi à monter dans ce train.

Ensuite il a pu se poser à Granville. Il nous a envoyé par MMS de magnifiques photos du bord de mer. Puis il est parti dans un TER en direction de Paris pour un long voyage puisqu'il ne devait y arriver qu'à 17h15.

De notre côté, l'étape était beaucoup plus champêtre. Nous étions tout simplement au milieu de nulle part entre champs cultivés et champs de pâturage. Le GPS, Geo vélo, nous a fait prendre un bon paquet de chemin à la Serbe. Certains chemins étaient totalement recouverts de cailloux, d'ornières, tandis que d'autres ressemblaient à une grande pelouse dans laquelle des taupes auraient fait pas mal de mottes de terre.

Nous avons pu déjeuner à Carentan les marais proche du port. Le spot était vraiment sympa puis nous sommes arrivés à 13h30 au camping. Comme la réception était fermée, nous avons décidé de faire les lessives de la veille et du jour. Bel emplacement, piscine agréable, quoique pas chauffée contrairement à ce qui est indiqué sur le site internet, mais le fait qu'elle soit couverte était plus que nécessaire aujourd'hui... Les températures maximales étaient seulement le 23 degrés. Nous avons pu faire une petite visite de la ville après la douche et trouver un commerce ouvert. Heureusement, ça nous a permis de faire un complément car avec tout ce vélo nous mangeons comme dix !

Jour 11 (15.7)

 Carentan-les-Marais --> Colleville-sur-mer

(50,4 km - D+ 453m - D- 378m)

Aujourd'hui, je me lève de nouveau à 6h.

Après avoir plié mon duvet, mon cousin et mon matelas, je réveille mes petits chéris. Nous prenons les affaires pour le petit-déjeuner et le lavage des dents et nous rendons au kiosque dans lequel nous avons dîné la veille au soir pour prendre un bon petit déjeuner.

Les enfants commencent à manger du pain et du Nutella puis nous nous apercevons que le pain est totalement moisi. On se résout donc à le jeter et les enfants terminent les crêpes pour le repas. Je prépare mon excellent et unique café de la journée que je savoure après mes deux bananes.

Je cherche ensuite désespérément la borne électrique que le gérant du camping m'a indiqué être positionnée sur l'emplacement. Je fais le tour des emplacements attenant pour comprendre que le raccord électrique se trouve sous une trappe.

Je donne ensuite un défi aux enfants: plier tout seul leur duvet et leur coussin. Le défi est réussi, ce qui me rassure pour les jours suivants, car depuis le début de l'aventure c'est moi qui m'en occupe chaque matin.

Nous perdons un temps infini car le linge que nous avons lavé la veille est toujours mouillé, y compris celui que l'on avait placé à l'intérieur de la tente. Il nous faut donc trouver une solution pour permettre au linge de continuer de sécher sur les vélos.

On réussit à partir laborieusement à 8h30 après avoir pensé à restituer les cartes d'eau chaude de douche au camping.

Nous prenons la route mais je suis inquiète depuis la veille car je me suis aperçue que la gaine de mon câble de plateaux avant est totalement endommagé en plusieurs endroits. J'ai vu sur internet qu'il y avait un réparateur ambulant et j'attends 9h pour pouvoir le contacter en espérant secrètement qu'il puisse remplacer la gaine voir le câble pour ne pas être embêté pour la suite de l'itinérance. La personne, très sympathique, me donne rendez-vous sur la place du marché d'Isigny sainte Mer et m'explique qu'elle pourra faire la réparation.

Nous partons ensuite d'Isigny Sainte-Mère, passons devant la fameuse entreprise de produits laitiers qui est immense puis poursuivons notre route.

En chemin nous parcourons à Nouveau le bocage normand les champs avec les multiples races de vaches, les petits hameaux avec de belles petites églises et des petites routes à faible trafic.

Pour la seconde fois de nos itinérances à vélo nous croisons deux champs de CBD immenses nous arrêtons pour faire quelques photos et je prends le temps d'expliquer un petit peu le contexte aux enfants qui ont plein de questions.

 

 

Nous arrivons ensuite à la mer, nous sentons que le vent est assez fort. Nous traversons ensuite la zone ostréicole, il nous reste 25 km avant l'arrivée et nous comprenons que le vent va être omniprésent, jusqu'à la fin ...

Nous poursuivons notre route, et décidons de nous arrêter à Grandcamp-Maisy pour la pause déjeuner. Nous profitons des magnifiques fresques de la rue principale.

Puis nous trouvons un charmant petit parc, face à la mer, où nous nous installons et profitons des bons échantillons de fromage que nous avons achetés au marché après la réparation du vélo.

Après avoir fait le plein des gourdes auprès de la SNSM, nous reprenons la route.

Nous parcourons des paysages à couper le souffle d'une beauté rare avec des meules de foin qui surplombent la mer et les falaises mais le vent qui souffle par rafale de 55 km par heure nous coupe un petit peu le plaisir qu'offre ce splendide panorama.

Nous visitons la pointe du Hock et Obama beach. Trop tard pour le cimetière américain de Normandie qui fermait ses portes à 16h30...

Lorsque nous arrivons au camping, nous sommes vraiment épuisés par cette fin d'étape ventée. Un petit tour à la piscine et à la douche et ce n'est plus qu'un mauvais souvenir ce vent pleine face...

Jour 12 (16/07)

Colleville-sur-mer --> Colleville-Montgomery

(50km - ⬆️ 286 m ⬇️ 346 m)

D'après la météo, le devait souffler à 20 km / heure le matin ce jeudi 16 juillet. À partir de l'après-midi, des rafales à 55 km / heure comme la veille étaient à prévoir.

Nous avons donc décidé de nous lever comme à notre habitude, et d'être vigilant à partir le plus tôt possible pour éviter les bourrasques qui nous ont tant fait souffrir la veille.

Pour le petit-déjeuner c'est la fin du pot du nutella. Et c'est le drame!!! Tout le monde se dispute la dernière cuillère, c'est catastrophique et hors de question que l'un d'eux prenne le bon miel de fleurs que maman a emporté dans ses sacoches !

Nous partons à 8h, ce qui est une très bonne nouvelle puisque nous devons prendre la même route, sans aménagement cyclable, très empruntée, que la veille.

Les points de vue de l'étape sont tout simplement magnifiques, à couper le souffle, on savoure chaque seconde et on s'arrête dès que possible pour prendre de belles photos des points de vue proposés.

Le dénivelé est moins important que les jours précédents ce qui est plutôt appréciable. Seule une difficulté est rencontrée sur le parcours.

Nous sommes obligés de laisser un membre de l'équipage en bas d'une côte classée orange par géovelo pour garder les trois vélos des enfants et trois autres personnes montent le vélo de maman. Nous avons opté pour S comme gardien des vélos enfants. Maman allait pousser l'avant de son vélo tandis que L et A les sacoches arrière avec le sac mares.

Malgré tout notre bonne volonté cette côte s'est avérée extrêmement dure... Nous sommes arrivées essoufflées et quand il a fallu voter qui resterait pour garder le vélo de maman je n'ai pas pu lever le doigt ... Quel dommage ! Mes jambes tremblaient lorsque je redescendais cette pente très raide, celles de L aussi. Nous avions donc deux gagnants au grand loto de la côte abrupte : S et A...

Tout ces efforts méritaient bien une pause pâté de 11h!!! Et de tous les restes disponibles dabs nos sacoches!

Jour 13 (17/07)

1) 🚵‍♀️ Colleville-Montgomery ➡️ Caen 

(25.07km - ⬆️ 39 m ⬇️ 34 m)

2) 🚌 Caen ➡️ Le Havre

(En bus : départ 12h30 et arrivée 14h05)

3) 🚵‍♀️ Le Havre  ➡️  Saint-Jouin-Bruneval 

(25.8km - ⬆️ 210 m ⬇️ 102 m)

Ce matin, on est obligé de se lever à nouveau à 6h malgré le fait que nous n'ayons un rendez-vous à la gare routière de Caen qu'à 12h30.

En effet, on ne sait jamais ce qui peut arriver à vélo. Une crevaison, une chute, il faut avoir de la marge. Je laisse les enfants dormir le temps de plier mon matelas, mon duvet et mon coussin. Je les réveille ensuite, nous allons aux sanitaires pour passer aux toilettes et préparer la cafetière. De retour à la tente, ce sont des gouttes d'eau que l'on sent et qui nous obligent à plier l'intérieur de la tente ainsi que la tente en elle-même le plus vite possible...

À 7h00, nous pouvons enfin petit déjeuner sous quelques gouttes de pluie...

Nous nous rendons ensuite aux sanitaires pour la petite toilette du matin le lavage des dents et la vaisselle. Et là, alors qu'il n'est que 7h30, une mégère s'approche de nous et se met à s'exciter en disant que nous manquons totalement d'hygiène quej'éduque mal mes enfants parce que nous allons commettre l'irréparable.. Cracher notre dentifrice à l'intérieur du bac à vaisselle... Elle s'énerve, je prends donc tout cela à la rigolade en lui disant 《 Ne vous inquiétez pas, nous avons ramassé le caca que nous avons fait dans le bac attenant . On se dirige docilement vers les bacs à dentifrice puis nous avons continué à discuter de l'histoire, à voix haute parce qu'on entendait quelqu'un se doucher, dans la cabine handicapé. Nous avons supposé qu'il aurait pu s'agir de cette dame! Et effectivement c'était bien elle ! Elle a donc entendu tout ce que l'on avait à lui dire !

On prend ensuite la direction du bord de mer en espérant secrètement croiser un phoque comme l'indiquait le panneau de la veille ... Malheureusement nous n'avons pas eu cette chance ! Puis nous bifurquons sur le canal de Caen à la mer. Nous savons donc que nous allons avoir une étape totalement plate et que ça va être un bon moment de repos. En effet, lorsqu'il n'y a pas de dénivelé tout est beaucoup plus simple. Nous savourons donc cette première partie d'étape car nous savons que la suite va être complexe. Le simple fait de réussir à décharger nos vélos, placer l'ensemble de nos sacoches à l'intérieur des soutes, monternos quatre vélos sur les racks du bus, monter dans le bus va être une forme d'exploit en soi !

Lorsque nous arrivons à Caen, nous nous rendons immédiatement à la gare routière. Nous parvenons à la zone de bus nomade, et nous achetons nos billets pour notre trajet de 12h30. Comme il n'est que 10h30, nous nous renseignons sur le quai de départ et nous reprenons nos vélos pour faire une petite visite du centre, improvisée, à vélo.

Quand est une ville très cyclable, c'est très agréable.

Nous arrivons ensuite à la gare routière vers 11h15, et nous commençons à déjeuner. Nous avions fait quelques courses en chemin à Lidl. Nous improvisons un petit pique-nique gastronomique: saumon, jambon braisé, kiwis gold !

Ensuite, nous devons décharger toutes les petites sacoches que nous devons placer dans les quelques sacs cabas et le sac mares.

Comme les toilettes de la gare routière de bus nomade sont hors état d'usage, nous sommes obligés d'aller à la gare SNCF attenante pour utiliser les toilettes... à

A chaque fois c'est ta queue et donc le stress parce que nous devons être devant le quai 20 minutes avant le départ du bus.

La montée dans le bus a été pour nous un grand moment de stress et de sueur!!! Il nous a fallu enlever toutes les sacoches avant et arrière de nos vélos ainsi que le sac mares, les tendeurs puis les placer à l'intérieur des soutes à bagages puis... Grand moment : monter 4 vélos sur les porte-vélos et sangler avec 2 sangles à cliquet par vélo pour bien serrer les vélos positionnés totalement à la verticale sur le porte-vélo.

Heureusement que le chauffeur de bus nous a un peu aidé parce que c'était vraiment un système très compliqué et galère...

Les petits chéris se sont très vite endormis une fois montés dans le bus...

Lorsqu'on voit la taille de la bande cyclable du pont de Normandie sur une deux fois deux fois limitée à 110 km/h, on comprend mieux pourquoi les plateformes comme France velotourisme ou la vélomaritime déconseillent totalement de prendre cette section à vélo

Nous arrivons à 14h05 la gare routière du Havre. Le temps de descendre les vélos, retirer toutes nos sacoches de la soute du bus, placer les sacoches sur les vélos, passer aux toilettes en deux équipes, remplir les gourdes, il est déjà 15h30.

Nous prenons la route et autant pour l'itinéraire touristique. De superbe point de vue sur la mer et en hauteur nous permettent de savourer ces derniers 25 km bien que la fatigue soit bien présente... A 10 km de l'arrivée, Pierre nous retrouve sur la route. Drôle de lieu de rencontre.

Après cette belle côte  rien de tel qu'une bonne glace vanille citron!!!

Jour 14 (18/07)

Saint-Jouin-Bruneval ➡️  Cany-Barville

(60km - ⬆️ 420 m ⬇️ 501 m)

On s'est levé à 6h ce matin avec Pierre il faisait plutôt frais: 15 degrés. Moi j'ai carrément dormi avec mon manteau et mon gilet et je pense ne pas m'être réveillée une seule fois de la nuit tellement la fatigue était importante. Ma montre a d'ailleurs dit que mon sommeil avait été réparateur !

Après avoir plié nos matelas, nos duvets et nos oreillers, nous sommes passés aux sanitaires pour aller aux toilettes et préparer la cafetière. Nous avons ensuite pris le petit déjeuner puis nous nous sommes résolus à réveiller les petits chéris qui avait l'air de dormir profondément.

Après 15 km de route, nous sommes arrivés à Étretat. Lorsque nous avons garé nos vélos, il était 9h du matin. Ce qui fait qu'il y avait très peu de touristes à ce moment-là et que c'était très agréable de visiter et de se balader sur la plage. Nous avions promis aux enfants qu'ils allaient pouvoir contempler des paysages dignes de carte postale et que tous les efforts que nous allions faire à vélo pour pouvoir repartir d'Étretat seraient amplement mérités par le panorama que nous allions admirer...

Nous avons eu beaucoup de chance, car au moment où nous sommes allés à Étretat, la marée était basse. Ce qui fait que nous avons pu accéder à pied à des endroits habituellement submergés par la mer.

Après tous ces efforts, les 15 km de vélo, la marche nous avons souhaité faire un petit encas pâté comme à notre habitude sur la plage de galet d'Étretat. C'était Pierre qui était aux commandes des sandwichs.

Et là, on entend L crier. On s'est dit qu'elle s'était encore battue avec son frère mais pas du tout on se tourne vers elle simultanément et on voit un goéland qui venait de faire un piquet vers sa tartine de pâté, il transportait la tartine de pâté avec son bec et était en vol pour les hauteurs des falaises d'Étretat...

Après encore environ 20 km de route, on est arrivé à proximité de Fécamp.

On en a profité pour passer dans un magasin Intersport car Léa a troué ses chaussures, moi j'ai cassé mes lunettes de soleil de vélo au premier jour de l'itinérance, les câbles de frein de Simo sont pratiquement sectionnés et nous n'en avons pas de rechange ...

Ensuite, nous en profitons pour passer au Lidl faire des courses pour un méga repas plaisir de veille d'anniversaire, car demain, le 19 juillet, ce sera l'anniversaire de A mais ce sera aussi un dimanche et là nous ne sommes pas persuadés de trouver un magasin pour acheter de quoi manger frais pour ce jour très spécial...

Après, nos emplettes, on poursuit notre route et on arrive en bord de mer à Fécamp. Superbe vue, on gare nos vélos puis on part squatter un banc au bord de mer sur la promenade pour déguster le bon repas plaisir qu'a choisi A pour son jour précédent son anniversaire... On adopte une stratégie bien particulière pour éviter l'attaque de Goéland et c'est Siméo qui fait le chien lorsqu'un goéland s'approche de nous ! 

Après ce moment hyper agréable, en se décide à retourner sur nos montures. Il reste tout de même 27 km mais nous savons que nous allons emprunter la véloroute du lin, que ce sera donc une voie verte en site propre jusqu'au camping.

Nous savons également que durant une quinzaine de kilomètres il va y avoir que des... montées !

Le paysage change totalement de ce que nous avons connu sur l'eurovelo 4 et c'est très très agréable car cela enlève beaucoup de monotonie dans le voyage à vélo ces changements de paysage.

Nous arrivons au camping des Charmilles et sommes super satisfaits : il s'agit d'un camping municipal avec un tas d'aménagement pour les cyclos.

Nous allons passer une bonne nuit reposante et nous avons décidé de permettre aux enfants et à nous-mêmes de faire une grasse mat demain matin car nous prendrons le ferry à Dieppe après-demain à... roulement de tambour... 1h30. Nous avons réservé une cabine, il y a 5 heures de traversée, il faut être 1h30 avant l'embarquement à la gare maritime, il va donc s'agir d'une longue journée qui s'enchaînera sur une petite étape anglaise de... 40 km! Ce sera donc une journée unique d'anniversaire pour Alana!!! On ne sait pas exactement comment on va faire pour l'attente à Dieppe jusqu'à minuit mais on trouvera bien !

Jour 15 (19/07)

🎁 🎂 🎁 🎂 🎁 🎂🎁 🎂 🎁 🎂  🎁 🎂 

1) 🚵‍♂️ Cany-Barville ➡️ Dieppe

(54,2 km - ⬆️ 405 m ⬇️ 391m)

2) 🚢 Dieppe ➡️ Newhaven

Aujourd'hui c'est un jour très très spécial : c'est l'anniversaire de A. A a 11 ans!

Superbe premier cadeau de 11 ans, c'est la grasse matinée!  La  première depuis le début de l'itinérance !

Lorsque j'ouvre les yeux, à 8h22, je me sens reposée! Je vois seulement L sur son téléphone, certainement en train de jouer à des jeux vidéos, mais je n'ai absolument pas envie de lui dire quoi que ce soit !

Je dégonfle mon matelas, et pour une fois je ne fais rien! Je tente de m'extirper de la tente pour me rendre aux sanitaires ! Et là je me fais stopper par Pierre qui me dit : "tu n'as rien oublié ?" En fait tout le monde était réveillé donc j'ai pu serrer mon petit bébé qui a déjà 11 ans aujourd'hui dans mes bras lui faire plein de petits bisous pour lui souhaiter un bon anniversaire!

Ensuite, on plie l'ensemble des duvets, coussins et matelas. On se rend sur la petite table au soleil pour prendre notre petit déjeuner pendant que Pierre commence la réparation pour les freins de S qui sont totalement sectionnés après l'étrier... Léa et Siméo avaient fait toute la lessive en retard la veille, mais à part les t-shirts techniques qui étaient pratiquement secs le reste allait mettre plusieurs jours à sécher... On s'aperçoit qu'il y a des sèche-linges dans les sanitaires et on prend la décision de mettre chaussettes, culottes et caleçons en coton etc à l'intérieur des sèche-linges pour être tranquille pour la traversée en bateau.

On en profite aussi pour faire la réparation du deuxième toit de tente pour être sûr qu'elle soit bien étanche parce que dans quelques jours on sait qu'on va voir pas mal de pluie. On prend le temps de tout ranger minutieusement pour être prêt pour la traversée de ce soir puis on va récupérer la nourriture qu'on a laissée au frigo ainsi que la bouteille d'eau que l'on a mise à congeler. Les enfants font une séance tatouage dans les sanitaires ils sont très heureux ! On prend le temps de lire à Alana tous les petits messages attentionnés de la famille, elle y répond avec des vocaux puis on prend la route.

Après la pause déjeuner sur cette air très sympathique, on reprend la route. Il nous reste 27 km à faire avec pas mal de dénivelé sur la route.

On trouve une station de gonflage, on en profite donc pour regonfler tous nos pneus. Pour moi, c'est une révélation ! J'étais sous-gonflée et les côtes étaient extrêmement difficiles depuis plusieurs jours... Je vis donc beaucoup mieux la fin d'étape qui comporte beaucoup de montées! Quand on arrive en haut de la dernière session de côte de Dieppe, on est épuisé. Notre GPS classe les côtes selon quatre couleurs : vert, ce sont les côtes faciles, jaune ce sont les côtes un peu plus difficiles, orange les côtes deviennent raides et rouge les côtes sont pratiquement impossibles... Sur ce dernier tronçon de côte, le GPS prévoit du rouge... Depuis le début de l'itinérance, il n'y a que l'arrivée au Mont Saint-Michel par la voie vélo qui était classée en rouge. En haut, on est épuisé et nous allons visiter le cimetière canadien.

On poursuit ensuite jusqu'au centre de Dieppe. On trouve un Carrefour Contact d'ouvert le dimanche, qui nous permet de prévoir un super goûter pour l'anniversaire d'Alana ainsi qu'une belle surprise : un gâteau et des bougies.

On goûte sur le bord de plage c'est très agréable mais impossible de passer au gâteau et aux bougies, il y a beaucoup trop de vent...

On autorise A a faire le tour des petits commerces du bord de mer! Elle choisit un pré-cadeau (le vrai ce sera au retour) : un magnifique collier avec un arbre de vie!

Après ce moment fort agréable, on tente de trouver un petit restaurant devant lequel on peut surveiller nos vélos. Notre choix s'oriente vers le chicken station. On prend un méga bucket de Wings et tenders, des frites et du Fanta ça va être un super repas d'anniversaire...

J'ai été alertée par Pierre à la fin de notre repas, un goéland s'était posé sur le sac mares au-dessus de mes sacoches et il était en train de picorer comme un malade sur le côté de mes sacoches.

Je suis sortie à la hâte du restaurant, en courant jusqu'à lui. Il continuait sans se soucier de moi... Il a fallu que je crie en faisant le grands gestes autour de lui pour qu'il prenne son envol.

Je reprends le chemin du restaurant quand S m'explique que le goéland est de nouveau sur mon sac mares... Pourtant, j'avais retiré le sac contenant 2 bananes qu'il avait déjà commencé à déchirer.

Nous passons nous laver les mains, après toute cette overdose d'huile, aux toilettes du restaurant !

Puis nous rejoignons les vélos. On sort les manteaux car à 21h30, la température est fraîche. Nous avons arrêté de pédaler depuis un petit moment et commençons à avoir froid.

Après avoir enlevé les cadenas, on se dirige vers la gare maritime puis nous nous arrêtons un peu après le port sur une place enherbée car nous trouvons qu'il y a moins de vent que cet après-midi. Nous sortons le gâteau, les bougies, le briquet et en tente à plusieurs reprises d'allumer les bougies mais il y a quand même trop de vent à cet endroit.

On trouve un angle de mur, on crée un paravent avec le carton du gâteau et on arrive enfin allumer les bougies du gâteau d'anniversaire d'Alana c'est une très bonne chose!

Elle est trop heureuse !!!

Après le partage du gâteau et des bonbons, on reprend la route jusqu'à la gare maritime. On a le vent plein de face, c'est assez difficile d'avancer. Lorsque l'on arrive, on se rend à la zone de réception après avoir garé nos vélos devant le logo accueil vélo.

On demande s'il est possible de rester dans la salle d'attente jusqu'au départ de notre ferry et on demande également à quel endroit nous devrons nous placer pour le checkpoint. On nous informe que nous devons faire la queue avec les voitures, camping-car et autres véhicules pour pouvoir rentrer sur le ferry...

Les enfants passent aux toilettes, on lit les différents panneaux d'affichage et on s'aperçoit qu'il est impossible d'importer au Royaume-Uni du fromage, de la viande, du lait, des saucisses, des sandwichs, des plantes et un QR code nous apprend que la liste est encore longue !

On se résout donc à finir ce qu'il y a à l'intérieur de la glacière pour ne pas être embêtés au moment du passage à la douane! On demande aux enfants de s'allonger sur les banquettes pour se reposer parce qu'à partir de minuit et demi, nous allons devoir remonter sur nos vélos et faire la queue derrière tous les véhicules qui sont déjà présents depuis un certain temps...

L'attente est longue pour A et S! On s'amuse comme on peut!!!

A minuit 15, on est obligé de réveiller Léa qui dormait profondément pour prendre nos vélos et nous rendre jusqu'au 2 contrôles successifs des billets et passeports.

Il fait extrêmement froid dehors... Heureusement, une salle provisoire est mise à la disposition des cyclistes afin qu'ils puissent attendre dans une ambiance thermique un peu plus chaude jusqu'à ce qu'ils passent aux futurs contrôles avant l'embarquement.

L'instant de répit dans cette salle pas trop froide a été de courte durée puisqu'à minuit 45 on nous demande de rejoindre la ligne 1 et là il fait très très très très très très froid...

Après avoir embarqué sur le bateau, on doit garer et sécuriser les vélos. On prend quelques affaires pour la nuit et on se rend à notre cabine.

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